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    Publié : 9 septembre 2013

    Une pratique importante du journalisme

    Le Titre

    Claude Furet, Le Titre / In Techniques rédactionnelles – Editions Métier journaliste, 2006.

    En éducation aux médias, et notamment dans les journaux scolaires papier ou numériques, les enseignants sont amenés à juger des titres de leurs jeunes journalistes. Voici un ouvrage qui donne plus que des pistes, de bonnes recettes, claires et aisées.

    LE TITRE « IMPRESSIONNE ».

    En quelques secondes le lecteur est assailli d’ « informations et de sensations ». Il est victime de la « page grise », c’est-à-dire l’obsession d’éliminer tout ce qui ne le concerne pas. Un quotidien nécessite de 5 à 10 heures de lecture, le lecteur moyen ne lui en accorde que 20 à 25 minutes. Pour les hebdomadaires, en gros, une heure ou une heure et demie dans la semaine. Cela revient à éliminer 70 à 95 % des articles. Et ce sont les titres qui déterminent la lecture, les choix, ou la non-lecture. En un « clin d’œil », c’est un long travail du journaliste qui s’ « effondre ».

    Qu’est-ce qui bloque dans un titre ? L’emploi de mots inconnus, ardus ; des sigles obscurs, une allusion ou référence culturelle que le « lecteur ne possède pas ». Dans un premier « niveau de lecture », qui englobe les illustrations, la mise en page, les rubriques, le titre est important. On doit se préoccuper du lecteur qui n’a pas à deviner la clé pour entrer dans un titre, seuil de l’article.

    LES 7 COMMANDEMENTS DU BON ARTICLE

    Les titres ne se trouvent pas facilement. Il faut les travailler. Les titres nécessitent du temps, en recherche, rédaction mais aussi discussion avec les secrétaires de rédaction ou les retitreurs de bouclage. 30 à 70 %, ce qui est énorme, des lecteurs, « abandonnent » l’article dès le titre.

    D’où les « sept commandements du bon publicitaire » :

    1) Le titre est un panneau indicateur vers l’article. Il faut exclure tout ce qui peut déplaire au lecteur. 2) Le titre doit éveiller l’intérêt personnel du lecteur 3) Le titre doit avoir un air d’actualité. Il ne faut pas que ça sente le renfermé… 4) Ne pas hésiter à rédiger des titres plus longs ; au lieu de trois mots inefficaces, 6 ou 12 5) Éviter les titres astuces, les jeux de mots bancals, les allusions littéraires trop allusives. Dans le journal, dans le magazine, environ 350 titres sont en compétition 6) Pas de titres négatifs. Par exemple dire : « Notre sel ne contient pas d’arsenic », selon l’auteur, risque de créer une association entre sel et arsenic 7) Un titre doit avoir absolument un rapport avec ce qui le suit.

    TITRE : 6 FONCTIONS

    Les six fonctions essentielles du langage établies par le linguiste Roman Jakobson sont transposables au titre.

    1) La fonction expressive : elle se manifeste par la « présence » de l’émetteur, dans le ressenti du récepteur. L’émetteur se met en quelque sorte en scène. Si le journaliste est bien lié à l’information qu’il rapporte, qu’il a été un « témoin », un « acteur », il peut le faire ressentir à son lecteur. Il ne faut pas en abuser. La fonction expressive est acceptable dans le cas de certains genres journalistiques : tous les types de critique, les billets d’humeur, les tribunes, les éditoriaux. Par exemple, le titre « J’accuse » de Zola (qui aurait été trouvé par Clemenceau) a conféré une grande force à l’article, ou le titre « Edouard m’a tuer » (évocation de l’ancien patron de Canal+ contre l’homme politique).

    2) La fonction conative  : elle est tournée vers le lecteur, elle l’interpelle, à la deuxième personne du singulier ou du pluriel. Exemples : « Apprenez à gérer votre stress », « Tout ce que tu dois savoir en 1ère ». Le lecteur a l’impression qu’il va lire un article sur mesure.

    3) La fonction référentielle : elle se concentre sur l’objet du message, ici l’information à transmettre. Dans le cas des titres ou des chapeaux de plusieurs lignes (le chapeau remplace souvent le sous-titre), le découpage de la phrase au plan de la maquette doit essayer de correspondre aux coupures grammaticales. Par défaut de place, ce n’est pas souvent respecté.

    4) La fonction phatique. Elle sert à l’émetteur à savoir si le récepteur est bien attentif. Elle sert de relance. En communication, c’est le fameux « Allô ! ».

    5) La fonction métalinguistique : elle sert à décoder le message transmis afin de le rendre intelligible. Comme le titre doit être immédiatement compréhensible, il faut l’accompagner parfois d’une image, d’une comparaison, d’un qualificatif, qui efface toute ambiguïté.

    6) La fonction poétique : selon Jakobson, elle met l’accent sur le « côté palpable des signes », la matérialité de la langue, comme en poésie les assonances, allitérations, rimes, répétitions. Ainsi au lieu de « Les incessantes montées et descentes du yen » on aurait « Le yoyo du yen » ; au lieu de « Un petit film destiné à combattre les méfaits du tabac à Toulouse », on peut avoir « Clip « anticlope » à Toulouse ». Autre titre poétique : « A bas le beau big bang ».

    Ces différentes fonctions peuvent se combiner pour donner leur efficacité, leur élégance aux titres. Elles sont très prégnantes dans le domaine de la publicité. La plus importante est la fonction conative qui s’inquiète de la compréhension du lecteur et de sa place fondamentale dans la situation de communication journalistique.

    SE SOUMETTRE A LA QUESTION

    Titrer revient à s’interroger : quelle est la priorité du titre ? Apprendre l’essentiel au lecteur. Quand on titre un article purement factuel, on opte pour le titre informatif, mais en sachant que le lecteur recherche le nouveau et l’intéressant. Le titre informatif s’impose dans le traitement des informations « chaudes » : dans les dépêches d’agence, dans les journaux des radios et des chaînes de télévision, dans les quotidiens.

    LE CHOIX DU MESSAGE ESSENTIEL

    Le rédacteur et le secrétaire de rédaction amené à le relire doivent se poser la question : que doit retenir absolument le lecteur ? Les réponses aux questions du Quintilien ou aux « w » anglais. Mais c’est trop long pour un titre, à moins de jouer avec la titraille et le chapeau. Il faut essayer de trouver un « concentré » : au moins le QUI fait QUOI ou subit QUOI ?

    Tous les titres informatifs ne sont pas liés à l’immédiate actualité, notamment dans les magazines. Mais tous les titres doivent obéir aux « lois de proximité ». Quelles sont ces lois ?

    LES LOIS DE PROXIMITÉ AVEC LE LECTEUR

    -La loi de proximité chronologique : qu’y a-t-il de nouveau ?
    -La loi de proximité géographique : ce qui est plus proche, dans l’espace, du lecteur. Référer à des lieux précis en Presse régionale quotidienne est une évidence.
    -La loi de proximité affective  : ce qui est le plus humain, qui renvoie chez le lecteur à l’idée de vie, de mort, de santé, de sentiments (amour, affection, haine), les grands axes de l’ambition : le pouvoir, l’argent, le sexe.
    -La loi de proximité spécifique : ce qui s’adresse à une catégorie de la population, comme les retraités, les trentenaires, les jeunes, les domaines professionnels, de passe-temps, de spectacle et culture dans la ville. Chacun doit se sentir concerné à un moment ou à un autre dans la publication.

    UN TITRE FIDÈLE !

    S’il n’existe pas de titres parfaits, certains sont plus ou moins bons. Les titres informatifs informent simplement, et c’est déjà bien. On juge les titres bien informatifs :

    - Par la fidélité à l’article ; il renvoie bien à ce qui y figure
    - L’usage des lois de proximité
    - Lisibilité, simplicité
    - Concision
    - Dynamisme
    - Précision

    En tout cas, le titre ne doit pas informer sur ce qui ne figure pas dans l’article
    - Il n’informe pas d’une chose contradictoire avec l’article
    - Il ne donne pas une information secondaire alors que l’article vise une autre information, principale, elle.
    - Il ne fournit pas d’éléments exagérés par rapport au contenu (forme de « publicité » mensongère)

    Quand l’article est bien rédigé, l’information se trouve dans le ou les premiers paragraphes. Le choix de l’information contenue dans le titre n’est pas neutre, elle constitue la responsabilité du journaliste.

    Deux règles s’imposent : il faut fournir des faits « de manière honnête et complète » et adapter le titre au ton général de l’article. En effet, le titre « impressionne », produit un écho affectif chez le lecteur, et deux types de tons différents déroutent. Si l’article expose un doute, ce doute doit se retrouver dans le titre et non une fausse promesse d’élucidation.

    S’il s’agit d’une interview, une citation indique que quelqu’un parle ou va parler. S’il s’agit d’un reportage, une « chose vue » le titre signale que le journaliste est un témoin, un acteur fidèle. S’il s’agit d’un portrait, quelques mots croquant le personnage, comme en littérature, seront bien venus, vivants. Pour une enquête, une ou des questions sont posées auxquelles on essaie de réponde honnêtement ; elles permettent d’avancer, mais une solution des questions n’est pas forcément possible. Enfin, pour le billet, des jeux de mots, des clins d’œil au lecteur donneront un air enlevé à l’article, une vivacité poétique.

    RESPECTER LES LOIS DE PROXIMITÉ

    Pour toucher le plus de lecteurs, le titre joue sur le plus de lois de proximité (en général chronologique et affective). En matière de chronologie, préférer le présent, le futur proche, plutôt que le passé. Le futur proche mobilise plus l’attention et met le lecteur en état d’alerte. Tirer des conclusions pour déboucher sur un futur proche prévaut sur l’évocation de causes, surtout lointaines, au plan logique.

    Si l’article évoque une catastrophe lointaine, le titre insistera sur les victimes françaises, si c’est au plan national, la presse régionale jouera sur les victimes de villes ou villages connus du lecteur.

    A chaque fois que l’institutionnel ou l’abstrait priment sur l’humain, le proche, le lecteur n’est pas attiré.

    FACILITER L’ACCÈS

    Tout ce qui rebute est déconseillé. On fait entrer le lecteur progressivement dans l’article et on l’amène du plus simple au plus complexe. Un titre qui évoque le résultat d’un long processus de pensée est un motif de fuite du lecteur.

    Il semble qu’on dispose d’un stock très limité de mots en mémoire : il varie de 1500 à 3000 en fonction du niveau culturel. Un terme pris hors stock, surtout jargonnant, soit doit être remplacé, soit doit être discrètement expliqué. Le journaliste décode, rend compréhensible, vulgarise. Un « mot repère » simple en surtitre ou carrément dans le titre est une porte ouverte sur l’article. Des exemples de titres difficilement compréhensibles :

    - « Projet d’entreprise : nouveau paradigme managérial » : nouvelle méthode de direction.
    - « Le Pape a sublimé l’humanisme chrétien » : plutôt « exalté », « élevé »
    - « Les sybarites de la drogue » : les riches profiteurs

    Il faut évier les mots abstraits :

    - « L’invivable et le non vécu » : vivre mal et ne pas vivre

    Éviter les mots d’origine étrangère rares : « Trike : le mag de la troisième génération » : il s’agit du magazine américain consacré aux engins à trois roues.

    Éviter les termes polysémiques  : « En se renversant, une cuisinière écrase un bébé » : la cuisinière est-elle une « grosse dame » ou un appareil ménager, se demande l’auteur ?

    Éviter les excès de noms propres de différents champs de la vie civile, connus des journalistes mais pas du public.

    « C’était Fort-Knox » : coupe du monde de football de 1994 (Irlande – Norvège). Fort-Knox est la réserve d’or de la banque fédérale américaine et synonyme de forteresse imprenable. L’une des équipes était imprenable, mais tout le monde ne l’a pas compris.

    Ou « Juppé et Hurd s’appuient sur Milosevic » : qui sont Hurd, Milosevic pour le grand public ?

    Éviter les sigles inconnus  :

    Une équipe de chercheur a recensé plus de 50 000 sigles pouvant avoir une couverture au moins régionale. On estime que 50 à 100 seulement sont connus du public. Dans ce cas, il faut traduire, entre parenthèses, mais en plaçant le sigle dans l’article et non le titre.
    Exemple : « Écartée des élections au CA de l’office HLM, la CSCV introduit un recours auprès du tribunal »

    SE CONCENTRER SUR L’ESSENTIEL

    Pour lire la totalité des titres d’un quotidien, il faudrait plus de temps que ce que le lecteur veut consacrer à la lecture du journal. Même dans les hebdomadaires ou les mensuels, les titres « dévorent une bonne partie du temps de lecture global ». Le lecteur attend donc un titre qui concentre le sens. Ensuite, dans le chapeau et dans le premier paragraphe, il accepte des « longueurs ».

    Il faut que chaque mot apporte une information dans l’idéal. Il faut chasser les redondances. Exemple : « 1995-2005, bilan d’un cinquantenaire ».

    Éviter les « coquilles vides » : « Vive émotion après le suicide de l’enseignante » L’adjectif est en trop, car on suppose l’émotion forte en elle-même. Les adjectifs et les adverbes sont souvent des parasites qui prennent de la place et du temps.

    Les verbes faibles. Les auxiliaires (être, avoir, faire) peuvent disparaître au profit d’un verbe lui-même et plutôt à la forme active, dynamisant. Le verbe occupe une place centrale.

    Les informations secondaires  : « Les géocancérologues affirment : le cancer épargne une seule population » : oui, mais laquelle ?

    DONNER DE L’ÉLAN

    Il faut se porter à la rencontre des lecteurs : c’est l’objectif des titres. Les verbes dynamiques sont le moteur du titre. Ils jouent un rôle par la loi de proximité affective ; en voilà des exemples, qui reviennent souvent : rassurer, renforcer, résister, détruire, se réfugier, exclure, blesser, accuser, juger, s’interroger etc.

    Exemple : « Les Japonais n’ont plus confiance dans leur système de protection antisismique » : on peut passer à la phrase nominale, « Perte de confiance des Japonais dans leur système de protection antisismique » ou verbale active : « Le séisme ébranle la confiance des Japonais dans leur système de protection ».

    Exemple : « Les marabouts sont de plus en plus nombreux à Paris », transformable avec un verbe imagé : « Les marabouts ensorcellent Paris ».

    Dans les deux exemples ci-dessus, on a deux images : ébranler (séisme), ensorceler (pratique magique).

    L’interrogation  : ne surtout pas en abuser, car elle semble interpeller le lecteur, qui n’a pas la réponse, et se trouve agacé. Il a acheté le journal pour l’avoir. Par exemple, on peut supprimer le point d’interrogation dans « Comment les canadairs interviennent-ils contre les incendies de forêt ? », ce qui se ressent comme un complément de manière : « Comment les canadairs interviennent contre les incendies de forêt. »

    SURPRENDRE POUR APPRENDRE

    Les titres informatifs sont en quelque sorte « les figures imposées », mais il existe des titres incitatifs, s’inspirant de « figures libres ». Cependant avant toute incitation « libre », l’auteur s’amuse à dire qu’il existe le smig : service minimum d’information garanti. L’informatif doit être là, sinon l’incitation ne fonctionne pas. Le titre informatif permet de savoir quel est le sujet de l’article et si c’est nouveau. Le titre incitatif donne envie de lire par son originalité, il suppose « un saut créatif » mais qui demande du travail.

    Ce travail doit être modeste, ne reflète pas le génie d’un rédacteur unique, il est souvent le fruit d’un travail commun, d’un « brainstorming ». Osborn, le découvreur du brainstorming dit : « La critique des idées d’autrui et l’autocritique intérieure des idées qui viennent à l’esprit sont strictement interdites. »

    L’auteur évoque Libération et ses titres fondés sur des jeux de mots riches, mais signale quand même que certaines rédactions essayaient de copier cette pratique, ce qui ne donnait pas de bons résultats. Le bon mot oui, mais celui qui se comprend.

    Comment jouer des mots pour un saut qualitatif et non une retombée ridicule ? L’auteur part d’un exemple informatif : « Dimanche à 15 heures, le petit train de montagne sera inauguré par les autorités locales. » Recette : dresser deux colonnes représentant des synonymes ou des mots liés logiquement aux deux substantifs centraux : train / inauguration.

    C’est par le biais des dictionnaires « trésors de la langue française » que les deux colonnes sont enrichies. Une dizaine de termes sont listés dans les deux colonnes ; on choisit un terme de la première liste et on essaie de le relier à un terme de la seconde colonne qui crée une trouvaille poétique. L’auteur retient l’idée de « rail en crémaillère », qui lui fait penser à « inauguration » par le biais de la « pendaison de crémaillère ». Cela donne le titre suivant : « Dimanche à 15 heures, le petit train de montagne pend la crémaillère ».

    LE CADAVRE EXQUIS

    Selon l’auteur, le titre concernant le petit train relève du « cadavre exquis » dans le jargon des journalistes titreurs. C’est-à-dire le choc poétique, à base métaphorique, à partir de deux mots clés de l’information centrale ou première. Il fournit des exemples :

    - « Le pont rend son tablier »
    - « Le chauffeur s’endort, le camion se couche »
    - « Le billard à en perdre la boule »

    Le cadavre exquis peut survenir dans la « collision de deux événements ». Par exemple, en 1970, dans la même semaine, un incendie ravage une boîte de nuit tuant de nombreuses personnes et le Général de Gaulle décède, ce qui donne le fameux : « Bal tragique à Colombey : un mort ».

    RELIRE, RELIER

    Le titre prend sa place dans la page et dans la publication. De plus en plus, la notion de maquette joue, mettant en lien typographie, iconographie et infographie. Les niveaux de la titraille (surtitre, titre, sous-titre) doivent être clairs, ne pas gêner la progression dans la lecture. Quelques règles de « bon sens » s’imposent :

    NIVEAUX DE TITRAILLE

    - Les différents niveaux de titraille doivent être visibles à l’œil nu
    - La titraille ne peut présenter des polices de caractères variées, cela gêne l’œil et l’esprit qui veut aller vite
    - Les mots clés doivent être présents dans le titre lui-même
    - La titraille est différente du chapeau et de l’accroche, elle en est indépendante ; on doit comprendre de quoi parle l’article, normalement, sans lire celui-ci, à l’exception du billet (article d’un demi feuillet, « impertinent », humoristique, qui prend du recul par rapport à l’actualité, ou aux idées à la mode).

    HARMONIE

    L’harmonisation (notamment dans les « dossiers ») découle de la charte graphique du journal qui aura pensé aux textes, aux titres obéissant à des règles précises, aux couleurs qui leur sont attachées, avec des illustrations légendées qui permettent de dissiper des ambiguïtés de titres, ou des « collisions » involontaires de sens entre les différents plans de production de sens (texte, images, pictogrammes, couleurs)

    « GÉRER » LES RÉDACTEURS

    L’auteur évoque les relations difficiles, parfois, entre journalistes, dans une rédaction, notamment au moment du « brainstorming ». En effet, certaines personnalités affirmées essaient de jouer l’originalité, la supériorité littéraire… sur les autres. Il est assez aisé, pour des enseignants responsables d’une rédaction de journalistes de média scolaire, de transposer la nécessité du travail de groupe, toujours plus riche, plus inventif. Le rédacteur en chef adulte motive chacun et intègre des qualités différentes dans le groupe autrement plus créatif.